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(Faux) dilemme pour les mauvais boss : se transformer ou disparaître ! (Partie 3)

La transparence de l’information, un principe clef

Les principes digitaux que sont la méritocratie, la transparence et l’ouverture d’esprit doivent petit à petit s’introduire dans l’entreprise. Beaucoup de start-ups digitales transmettent ses valeurs et les transforment même en mécanisme de gestion interne (comme précisé dans la deuxième partie de l’article). Par exemple, VALVE est une entreprise américaine de 300 employés, qui développe des softwares. Dans cette société, il n’y a pas de chef, quand un nouvel employé arrive, on lui donne un manuel, pour expliquer la singularité, la particularité de l’entreprise et on lui dit « ici, tu n’auras pas un poste à responsabilités, tu vas devoir trouver ton projet, ton équipe de voyage… Beaucoup ne terminent pas le voyage, mais ce qui le termine sont de vrais entrepreneurs dans l’entreprise, de vrais intra-entrepreneur. » Buffer est une entreprise américaine également, où les salaires et les comptes sont rendus publics, publiés sur leur blog. Automatic, l’entreprise de Worldpress compte 250 travailleurs répartis dans 37 pays du monde. Pour autant, ils organisent des visioconférences tous les vendredis pour que les employés puissent faire connaissance, discuter et confronter des idées ce qui permet de générer de l’innovation.

L’importance de l’autonomie

En 2017, lorsque les deux associés étaient au bord du gouffre financièrement comme expliqué dans la première partie de l’article, nous avons pris la décision de ne plus baisser la tête devant un client, ce fut le début d’un processus interne de transformation profonde et digitale. C’était une entreprise digitale vue de l’extérieur, mais pas innovante à l’intérieur. Nous avons donc décidé qu’il fallait commencer à appliquer ces nouveaux principes, cette autonomie des employés est devenue notre priorité. Parfois, je parle avec des directeurs, des CEO d’entreprise, sur le thème de l’autonomie, de la liberté, et c’est toujours la même chose « oui oui », ils sont tous d’accord… Mais au final, ils te prennent par la main, te guident vers ce que tu dois faire, les gens profitent. Cette façon de faire ne pouvait pas fonctionner dans cette entreprise, les savoirs étant également répartis dans les différents départements de l’entreprise. La direction devait déléguer, devait accorder sa confiance aux personnes qu’ils avaient recrutés.

 La méritocratie au cœur des préoccupations

Évidemment, « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » comme disait son père à Spiderman, non ? Dans cette entreprise, la méritocratie est radicale. Tous les travailleurs s’évaluent entre eux, la pression vient des pairs, pas de haut en bas. On pousse donc les collaborateurs à créer des liens, qui vont leur permettre de se faire accompagner par leurs pairs pour qu’ils sentent l’importance dans leur rôle quelques soit le métier. Quand quelqu’un n’est pas à la hauteur, on l’invite à partir. Pour être les 100 personnes qu’ils sont aujourd’hui, en 6 ans, ils ont engagé environ 300 personnes. Sur les 200 qui ne sont plus là, seulement 25 sont partis de leur plein gré. Mais le but ultime est de transformer ces principes digitaux en mécanismes concrets. Nous avons instauré le travail depuis chez soi, les gens ont une liberté totale dans ce type de travail, et ils le font avec beaucoup de responsabilité, ils s’organisent entre eux. Tout est basé sur la confiance. Nous n’avons pas d’horaires prédéfinis. Ils n’ont pas de nombre de jours de vacances limite. Cette liberté nous permet d’engager d’autant plus les collaborateurs, pour qu’ils partagent le projet d’entreprise et non pas seulement aller au travail le matin en se disant que c’est « alimentaire ».

Le partage des idées est primordial

Des valeurs comme la conversation, le partage des idées sont primordiales, tout le monde peut avoir de brillantes idées. Nous avons instauré une réunion, chaque vendredi matin à 9h, un petit déjeuné où un invité externe vient partager son expérience, sa Vision du Monde. Il est très mal vue de prendre d’autres rendez-vous de 9h30 à 10h30 le vendredi, ni pour des clients, ni avec des commerciaux, ni rien. J’aime beaucoup les gens qui me disent « quelle bonne idée ses réunions du vendredi matin », en réalité l’idée est médiocre. Ce qui représente un challenge, c’est de réussir à faire 300 réunions en 6 ans et que les employés de la société se sentent aussi concernés. Cet échange que représentent les déjeuners et qui en ressort est aussi accentué par le réseau social interne de l’entreprise. Les nouveaux arrivants sont souvent impressionnés qu’il y ait une conversation aussi ouverte, aussi honnête, où chacun puisse donner son avis et où chacun puisse dire à un directeur qui est là depuis 10 ans ou à n’importe qui, ce qu’il pense. Il n’y a pas de restrictions, pas de cultures de la peur.

Garder ce type de leadership lorsque l’entreprise se développe

Je sais que se développer n’est pas chose facile, ils sont en train de grossir, et nous avons déjà gagner 30%, et 4 nouveaux bureaux. Ils sont présents dans 3 pays et en pour-parler avec 2 nouveaux pays. Il va être difficile de maintenir cette culture lorsqu’ils auront beaucoup grossi, de maintenir ce type de leadership. Mais nous savons aussi une chose, il n’y a pas d’autre option, avec la digitalisation imposée aux entreprises, qu’une nouvelle forme de gestion. Les entreprises qui ne placent pas les hommes au centre de leur société, qui ne leur donne pas d’autonomie, de confiance, n’obtiendront pas la motivation suffisante pour suivre ce rythme d’innovation frénétique. On dit que l’une des premières causes de démission sont les mauvais boss. Evidemment, les mauvais patrons sont une cause énorme de malheur au travail. Par conséquent, si la digitalisation comme nous l’avons vu, permet d’en finir avec les mauvais boss… Ceux qui sont des optimistes du digital comme moi, je crois que nous avons une raison de plus de continuer de l’être !

 

Dernier élément qu’il me semble important de préciser. Nous parlons énormément des liquidations d’entreprises dû aux mauvaises pratiques de paiements des clients ou encore à des causes conjoncturelles… Mais la vérité ne serait-elle pas qu’une entreprise sur 2 qui ferme ses portes est la suite directe d’une gestion par un ou des mauvais boss ?

 

Si vous n’avez pas lu la première partie cliquez ici !

Et si vous n’avez pas lu la deuxième partie cliquez ici !

 


(Faux) dilemme pour les mauvais boss : se transformer ou disparaître ! (Partie 2)

Les jeunes talents, un enjeu essentiel

Laissez-moi maintenant vous démontrer que l’innovation tue les mauvais boss ! Comme vous le savez certainement déjà, nous assistons en ce moment même à une bataille féroce pour les jeunes talents. Où veulent travailler les nouvelles générations de talents ? Généralement, ils veulent travailler dans les grandes banques, dans les grands groupes de cosmétiques… Seulement les start-ups digitales sont en train d’accélérer le processus de destruction des grandes entreprises comme précisé dans la première partie de l’article, par la racine, en recrutant les meilleurs talents. Les grandes entreprises d’Europe font actuellement tout leur possible pour essayer de se réinventer. Ils ont commencé par supprimer le port de la cravate, mais pas seulement, hotter les privilèges aux dirigeants (qui ne sont pas tous très heureux d’avoir perdu leur voiture ou leur place de parking). Ils ont également supprimé certains postes. Vous connaissez certainement ce classement qui publie pompeusement les présentations d’entreprise puis élit « les 10 entreprises les plus convoitées, où tout le monde a envie de travailler », cela pourrait ressembler à ce classement, non ?

L’entrepreunariat, bien plus qu’un effet de mode

Il existe une agence d’intérim londonienne qui dit que 50% des jeunes de moins de 30 ans veulent quitter l’entreprise dans laquelle ils travaillent. Cette agence offre des postes de travail qui apporte un sentiment de reconnaissance aux personnes qui postulent, mais elle aide également les jeunes à entreprendre. On parle beaucoup de l’entrepreunariat, qui semble être une mode, une solution à la crise, mais l’envie d’entreprendre est une possibilité non négligeable que la digitalisation accélère également. Il existe une étude, de Telefonica sur la fameuse génération Y qui dit qu’un jeune sur 10 en Espagne, en Europe ou aux USA est susceptible se lancer dans l’entreprenariat dans les 10 prochaines années. Cependant, dans certains pays comme la Colombie, seul 1 jeune sur 4 va entreprendre dans ces 10 prochaines années, ce qui montre les changements de vision qu’il y a pu avoir dans les économies les plus développées.

 

Donner du sens à son métier

Cette transformation dans les ambitions de nos jeunes talents nous démontre qu’ils souhaitent donner du sens à leur métier, les nouvelles technologies nous donnant de nouvelles possibilités de création d’entreprise. En effet, celles-ci facilitent l’accès au marché du travail qui est en train de changer radicalement. À titre d’informations, 53 millions d’Américains, aujourd’hui, sont autoentrepreneurs (freelances), 34% de la main-d’œuvre américaine est indépendante. D’après les prévisions, en 2020, ce sera le cas de la moitié dans travailleurs américains. Le monde change et les start-ups digitales, l’entreprenariat, les free-lances (indépendants) sont en train de faire évoluer le marché du travail. Les entreprises qui veulent subsister vont devoir éliminer le management purement autoritaire, en réduisant les intermédiaires et en adoptant des principes d’autogestion et/ou de collaboration.

Qu’est-ce que l’autogestion ?

Laissez-moi vous donner un exemple que j’affectionne particulièrement : une entreprise textile brésilienne, dont a hérité Ricardo, un ami de famille, en 1995 de son père. Après une phase d’acquisition de l’entreprise qui lui avait presque fait faire un infarctus, il décide que les choses ne peuvent pas continuer ainsi et qu’il doit transformer la culture d’entreprise. Il commence donc par retirer ses privilèges à la haute direction : voitures, parking, secrétaires personnels, salaires exorbitants. Il décide ensuite d’octroyer aux travailleurs et au comité d’entreprise les processus de décision en créant des comités. De plus, les employés peuvent décorer leurs espaces de travail comme bon leur semble, choisir la couleur des murs…, deuxièmement, il instaure la flexibilité des horaires, et pour terminer, il implémente le principe de « test & learn » leur permettant de ne plus perdre le focus client. L’entreprise est aujourd’hui, 20 ans plus tard, l’une des entreprises industrielles les plus fructueuses du marché brésilien ayant réussi à survivre aux différentes crises financières.

La fin des organisations hiérarchiques

C’est une entreprise avec un tel niveau d’autogestion que les salariés se fixent eux-mêmes leurs salaires, les licenciements sont décidés collectivement. Il n’y a pas de hiérarchie, seulement des groupes autonomes et indépendants où une personne sert de coordinateur, mais ce n’est pas un poste définitif. Tous les ans, il y a un vote démocratique pour élire le coordinateur, si la personne n’a pas bien coordonné, il redeviendra un membre de l’équipe et les travailleurs en éliront un autre. Cette entreprise n’est pas la seule entreprise à utiliser l’autogestion. L’autonomie au travail est aujourd’hui reconnue dans beaucoup de sondage comme une richesse pour les entreprises. Les chercheurs de l’université de Cornell ont fait une étude sur 320 PME, la moitié des entreprises, laissait beaucoup d’autonomie à leurs employés et les autres 50% étaient plus autoritaires. Celles qui laissaient le plus d’autonomie à leurs employés se sont développées 4 fois plus rapidement et ont 2/3 de moins de turn-over que les autres. Mais l’autogestion seule ne suffit pas, on parle aussi de principe et valeurs digitales. Elle est une douce utopie et aujourd’hui elle ne peut pas toujours être mise en place du fait du manque d’engagement des collaborateurs.

Les mauvais boss ne résisteront pas à la transformation

En effet, lors de la transformation d’une entreprise le rôle des différents boss (CEO, direction, management intermédiaire) va prendre une importance toute particulière, et malheureusement ici se perdront les mauvais boss, montrant un manque d’empathie, d’intelligence émotionnelle ou encore d’adaptabilité. La peur du changement est un fait et généralement les entreprises ne prennent pas suffisamment en compte ce point avant de lancer de grands projets de refonte. Le CEO doit réunir ces différents directeurs et manager, expliquer l’objectif stratégique et la manière dont sera implémentée cette nouvelle culture. L’objectif est clair : que tous les collaborateurs avancent dans le même sens pour faire face aux nouveaux défis du marché. Cette phase « d’éducation » est malheureusement trop peu prise en considération par le management et une carence dans cette phase met directement en danger la société. Nous en revenons à un mantra qui m’est cher… Les mauvais boss ordonnent, les bons boss éduque et accompagne.

 

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Et si vous n’avez pas lu la première partie cliquez ici !

 


Dunforce présent à UniversSwiftnet (Paris)

L’événement UniversSwiftnet organisé depuis plus de 10 ans réunit les grandes banques et entreprises du monde francophone. Près de 1000 participants viennent ainsi échanger sur les principales évolutions du secteur.

Evidemment au premier plan, l’innovation, avec des sujets autour de la sécurité, conformité, moyens de paiements, l’intelligence artificielle appliquée…

Dunforce était invité à participer, notamment dans un échange très intéressant avec la BNP sur la relation entre banques et Fintechs. Vincent Marchand de BNP Cash Management et Fabien Girard de Dunforce ont ainsi confronté leur point de vue.

Est-ce qu’une banque de premier plan peut inventer ou participer à la création de nouveaux business model ? Doit-elle et peut-elle collaborer avec une start up ? Comment une Fintech imagine la collaboration avec une banque ?

Pour en savoir plus sur notre solution cliquez ici !

Entretien tout d’abord publié dans notre newsletter « Business Automation » :

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Digitalisation d’entreprise, les 4 ingrédients pour la bonne recette

« DIGITALISEZ VOTRE ENTREPRISE ! » Cette recette miracle est répétée quotidiennement et à toutes les sauces, au point de devenir pratiquement indigeste. On vous donne les bons outils et ustensiles (le numérique et la technologie) mais le problème est que, bien souvent, on oublie de vous livrer les bons ingrédients avec. En résulte une tambouille trop fade digne d’un plat d’étudiant raté du dimanche soir.

Voici une petite liste de 4 ingrédients pour profiter au mieux des opportunités qu’apportent le numérique :

 

1. LE CLIENT AU CŒUR DE VOTRE STRATÉGIE

Les startups et entreprises avec le plus de succès de ces dernières années possèdent toutes une caractéristique commune forte : le client est au coeur de leur stratégie. Peu importe le secteur.  Aujourd’hui, votre client a beaucoup plus de choix. Il est de plus en plus exigeant et n’hésite pas à vous comparer à vos concurrents. Dans ce contexte, votre seule solution est de tout faire pour le satisfaire.

 Il n’y a qu’un seul boss. Le client. Et il peut renvoyer toute l’entreprise, du patron jusqu’en bas, simplement en mettant son argent autre part.
Sam Walton, Fondateur de Walmart.

Au delà des beaux discours, vous devez rendre son expérience exceptionnelle et lui demander régulièrement des feedbacks. Vos clients attendent de la transparence et de l’honnêteté : c’est le seul moyen pour réussir à bâtir une relation de confiance solide et durable.
N’essayez pas de forcer une vente à court terme au risque de le décevoir et de mettre en péril l’ensemble de la relation. Tâchez d’investir sur le long terme, quitte à faire l’impasse sur quelques bénéfices immédiats.  Ce qui peut ne pas toujours être évident à une époque où tout va plus vite.

 

2. RESPONSABILISATION DES COLLABORATEURS

L’enjeu ne se trouve plus dans la limitation et le contrôle mais dans l’indépendance et la responsabilisation des employés.
L’innovation passe très souvent par la capacité à rebondir après un échec. Cela nécessite une culture qui permet de prendre des risques et de faire des erreurs sans avoir peur d’éventuelles conséquences fatales. L’idée n’est pas de sanctionner l’échec mais de le voir comme une étape indispensable vers le succès et le renouveau. Vous devez encourager vos employés à oser et à prendre des décisions ambitieuses.

Cela passe par une diminution du micro-management et l’instauration d’une réelle relation de confiance. Chacun doit se sentir investi d’une mission.

 

3. LE DÉCLOISONNEMENT DES SILOS ET DES SERVICES

Les entreprises classiques fonctionnent encore bien trop souvent selon une organisation rigide et une stricte séparation entre les services et les départements. A l’heure du digital, il n’est plus possible de fonctionner comme cela. Vous devez privilégier une approche plus agile et flexible. Vous devez être capable de réagir très vite à un imprévu, à une demande particulière d’un client où à l’émergence d’un nouveau concurrent.
Dans une entreprise numérique, il est indispensable que la Finance collabore étroitement avec le Marketing, la Logistique et les Sales. Ces domaines doivent se connecter entre eux, au service d’un objectif commun : la satisfaction du client.
Les collaborateurs doivent être capables de comprendre les enjeux et préoccupations des autres services pour créer une synergie optimale. Aujourd’hui, selon une étude réalisée par Neustar, seulement 15% des dirigeants d’entreprises estiment que leurs équipes Marketing et Finance collaborent correctement entre elles.

 

4. TIREZ AVANTAGE DE L’AUTOMATISATION

Le numérique offre la formidable opportunité d’automatiser les activités redondantes et à peu de valeur ajoutée. Grâce aux intelligences artificielles et à la robotisation (RPA) croissante, il est désormais possible de réaliser des gains de temps et d’argent significatifs.
Vous avez désormais la possibilité de vous concentrer sur vos activités stratégiques, à réelle valeur ajoutée. Innovez, créez et délectez vos clients. Concentrez vous sur ce qui est vraiment important et ne perdez plus votre temps avec des tâches répétitives.
Ici encore, cela touche tous les métiers de votre entreprise : de l’automatisation de votre campagne Marketing (Hubspot), à la gestion de votre chaine de facturation (Dunforce).

 

Les bons ingrédients en main, plus rien ne peut vous empêcher de régaler vos clients.

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Former votre équipe pour une collecte efficace des factures

Les obstacles sont nombreux pour votre entreprise, et pas tous sont sous votre contrôle. Mais les factures clients en retard sont quelque chose qui affectent presque toutes les entreprises, et vous pouvez faire quelque chose à leur sujet.

Les factures impayées posent un véritable problème de trésorerie pour toute entreprise. Il y a donc de nombreuses raisons pour former votre équipe à être efficace au recouvrement des factures, et de nombreuses façons de s’y prendre. Plus votre équipe commerciale et financière s’y implique efficacement, moins le problème sera important pour votre entreprise à moyen terme.

Enjeu #1 : partager une information correcte et à jour

Tout d’abord, vous devez vous assurer que tous vos faits sont exacts. Rien n’est plus irritant pour un client et embarrassant pour celui qui relance que de se tromper sur la facture en premier lieu. Si la personne qui saute sur un client sans même savoir de quoi il parle, cela rend l’ensemble de l’équipe et toute la démarche mauvaise, et ça embarrasse le client et le rendra moins coopératif à l’avenir. Assurez-vous donc toujours que la facture est correcte, que vous l’avez effectivement envoyée et que la date d’échéance est passée avant de faire autre chose. Et bien sûr, être conscient de ce qui est du ressort de telle ou telle personne et qui n’est donc pas de votre responsabilité. Si vous avez envoyé la facture et qu’elle a été perdue pour une raison quelconque indépendamment de votre volonté, ce n’est pas le problème de votre équipe et vous n’êtes pas responsable de cela.

Enjeu #2 : établir un calendrier clair et s’y contraindre

Il est également important d’établir le calendrier que votre équipe utilisera lorsque vous contactez des clients avec des factures en souffrance. Certaines entreprises communiquent avec eux deux semaines plus tard, certains utilisent une semaine, et certains communiquent même avec eux avant la date d’échéance juste pour leur rappeler. Il n’y a vraiment pas de bonne réponse ici, mais il est important que vous établissiez ce délai le plus tôt possible et que vos clients en soient informés. De cette façon, personne ne peut se plaindre lorsque vous les contacter parce qu’il fait partie de la politique de l’entreprise.

Enjeu #3: rester professionnel

Lorsque vient le temps de prendre contact avec votre client en retard, la clé du succès est le professionnalisme. Votre équipe doit rester à la fois détendu et focus, et ne jamais lâcher l’affaire. S’il ya une chose qui crée des clients non coopératifs, ce sont des démarches agressives ou mal coordonnées. Personne ne veut travailler professionnellement avec quelqu’un qui les accuse, même s’ils sont accusés à juste titre. Indépendamment de combien de fois vous devez contacter un client pour collecter la facture, le facher ou le frustrer ne poussera jamais la situation vers l’avant. Maintenir un air professionnel et calme sur la question augmente les chances que le client agira pour corriger la situation dans un laps de temps raisonnable.

Enjeu #4: rester ouvert

Pensez à bien expliquer à vos équipes que le premier contact sur une facture en retard devrait prendre en compte le fait qu’il peut y avoir chez le client des accidents et d’autres facteurs en considération. Juste parce que la facture n’a pas été payée à temps ne signifie pas que le client a simplement refusé de le payer. Il a pu y avoir un problème avec la livraison de la facture, ou peut-être la facture a été accidentellement envoyé à leur dossier de spam et ils ne l’ont jamais vu. Vous ne devriez jamais assumer immédiatement que le client est en faute pour une facture en retard : attendre de décider sur cela jusqu’à ce que vous savez réellement si leur retard était leur faute ou simplement un facteur incontrôlable.

 

 

Bien sûr, vos équipes auront probablement à traiter avec des factures très tardives, et plus elles traînent moins vous êtes susceptible d’être payé. Votre équipe a de fait besoin de prendre des mesures fermes ici, mais elle doit encore être professionnelle et raisonnable. L’idée est de maintenir une attitude chaleureuse et amicale tout en appelant le client à l’action qui permettra de remédier à la situation.

Que vous fassiez cela par courrier électronique, courrier, SMS ou par téléphone, il est sage de rappeler au client de combien la facture est en retard, quand vous avez envoyé votre dernier rappel et les frais de retard éventuels qui pourraient être facturés si elle n’est pas payée très bientôt. Bien sûr, alors que vous voulez être amical, vous voulez les inciter à l’action, et cela signifie mettre un facteur qui les poussera à agir (interruption de service, payable avant livraison, tarif revu à la hausse…). Il faut d’ailleurs prévoir d’informer votre équipe avant le jour d’entreprendre de telles démarches de sanction.

En fin de compte, les factures en retard sont une énorme frustration pour tout le monde, mais malheureusement, cela se produit avec les impacts que l’on sait. Il est donc essentiel de former votre équipe pour être efficace dans leur recouvrement, pour diminuer au maximum cette frustration, et de s’assurer que vous évitez de perdre de l’argent que vous devriez recevoir.