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Pourquoi la start-up en croissance doit faire attention aux recouvrements des factures clients (question de survie)!

29 Sep, 2016 | Contentieux, Entreprise, Productivité, Trésorerie

Une de plus est tombée au combat, désarmée, devant faire face à un long processus de recouvrement de dettes qui ne peut que ralentir sa croissance… De quoi je parle ? D’une start up en croissance qui vient encore de tomber dans le piège du redressement judiciaire. D’abord avec Save, et ensuite avec Take Eat Easy, c’est désormais au tour de ChicTypes de devoir faire face à un redressement.

 

Prenons tout d’abord le cas de Save. Ce petit nom anglais de quatre lettres doit sûrement vous êtes déjà tombé dans l’oreille, mais je vais quand même vous la présenter : il s’agit d’une start-up française qui a explosé ses chiffres en moins de 18 mois. Vous voulez du concret ? Très bien. Save, c’est un passage de 30 à 400 salariés en 18 mois, ainsi qu’un chiffre d’affaire de 100.000 euros par mois qui passe à 100.000 euros par… jours. C’est aussi plus de 100 points de ventes (ou plutôt corners) ouverts dans cinq pays différents.

Profit is an opinion, cash is a fact

D’accord, c’est joli les chiffres, mais concrètement, que fait Save ? En fait, Save est une start-up qui s’occupe de réparer votre smartphone et votre tablette dans un de ses corners de réparation. Ah oui, tout ça en moins de deux heures. Et apparemment, il faut dire que ce concept séduit les investisseurs : Save a réussi à lever 15 millions d’euros auprès de différentes sociétés d’investissements, ainsi qu’auprès de certains investisseurs privés, tel que Xavier Niel, le patron de Free.

Une gestion rigoureuse du recouvrement est souvent impossible face à une forte croissance

Alors, comment cette start up en croissance qui était pourtant très prometteuse s’est-elle retrouvée en redressement ? Et bien son fondateur, Damien Morin, a tout simplement admis sa plus grande erreur : une tenue de comptabilité peut-être un peu trop douteuse. Pas de panique cependant : la start-up n’est seulement qu’en redressement judiciaire, cela ne signifie pas qu’elle dépose bilan. Elle affiche d’ailleurs une prévision de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la fin d’ici la fin de l’année 2016. Malheureusement, tout ne se passe pas toujours aussi bien : pour Take Eat Easy, c’est un dépôt de bilan, et pour ChicTypes, l’avenir nous le dira.

Après avoir lu ces quelques lignes, vous devriez vous rendre compte d’une chose, d’une vérité flagrante : peu importe la croissance d’une entreprise, son chiffre d’affaire ou l’argent qu’elle réussit à lever. Ce qu’elle a besoin, par-dessus tout, c’est surtout d’une gestion à toute épreuve, d’éviter les impayés et surtout, d’argent qui rentre régulièrement, c’est à dire de cash-flow. Un Credit Manager peut aussi être un énorme plus dans ce milieu.

Vous me lisez toujours ? Très bien. Je vais donc vous donner quelques conseils pour vous aider à mieux gérer le côté financier de votre start-up, et minimiser les chances (enfin, peut-on parler de chances ?) pour votre entreprise de finir comme celles dont on a parlé plus haut.

L’élément clé de la croissance : se concentrer sur la trésorerie

Tout d’abord, il faut que vous gardiez toujours cette petite citation dans un coin de votre tête : « Profit is an opinion, cash is a fact ». Pour mieux comprendre cette petite phrase de 8 mots, nous allons comparer les profits avec le cash.

Le profit, c’est le bénéfice. C’est ce que votre start-up gagne comme argent en soustrayant tous les frais que vous pouvez avoir (frais de personnel, frais de locaux, matières premières,) aux ventes de produits ou de services que votre entreprise réalise. Quand ce chiffre est positif, c’est à dire que quand vous dépensez moins que ce que vous gagnez, vous avez fait de l’argent, pas vrai ? Le profit, c’est de l’argent, non ? Et bien non. Le profit, c’est juste un nombre. Vous ne pouvez pas le mettre dans votre poche et le dépenser à votre guise.

Bien entendu, le bénéfice engrangé, c’est important. Mais ce n’est pas aussi important que le cash, l’argent réel présent sur votre compte en banque. Si votre entreprise a une baisse de ses ventes mais a encore une somme conséquente d’argent, elle continuera à vivre. Mais si vous êtes « profitable » mais que vous êtes à court d’argent, alors là, vous êtes prêt à passer par la case redressement.

Nous avons donc vu l’importance de préférer le cash aux profits. Mais comment faire en sorte de l’avoir, ce cash, quand les clients tardent à payer ?

Nos conseils simples de recouvrement à mettre en œuvre

Il existe des petits moyens simples et efficaces, qui peuvent grandement vous aider. La première, et la plus importante, c’est de trouver votre propre méthode de gestion, qui doit être efficace. Soyez sûr de prendre en compte toutes les ventes, de garder une trace des factures envoyées et reçues. La comptabilité est plus qu’importante, il ne faut jamais la négliger. Tenir une bonne comptabilité vous permettra de détecter plus facilement pourquoi l’argent a du mal à rentrer : est-ce que c’est parce que votre service déçoit ? Est-ce simplement un problème d’organisation ?

Ne pensez pas que relancer votre client est une source de nuisance

Précisez dans vos contrats les délais et méthodes de paiements que vous acceptez. Autre règle qui peut sembler basique : faîtes des factures claires et compréhensible pour vos clients, avec vos informations de contact pour votre client. En cas d’impayés, le meilleur moyen pour recevoir votre paiement, c’est simplement d’appeler votre client. Si vous l’appelez, il sera plus difficile pour lui d’éviter le paiement, et c’est beaucoup plus rapide que de lui renvoyer une facture par recommandé. Si le paiement n’a toujours pas été effectué après quelques jours, il ne vous suffira que de rappeler, et de rappeler encore et encore. Ne pensez pas que relancer votre client est une source de nuisance : vous avez fourni votre service, il est normal qu’ils doivent vous payer. Si après tout ça, votre client ne vous a toujours pas payé, il faut, en dernier recours bien entendu, faire appel à une société de recouvrement. Cette partie est très délicate et est à envisager seulement si vous avez peur que votre client ne vous paye pas.

Enfin, une autre petite méthode pour que l’argent rentre plus vite dans votre trésorerie : offrez une réduction à vos clients pour un paiement rapide. Les sociétés choisissent généralement d’accorder entre 1 à 3 % de réduction pour un paiement reçu entre une a deux semaines après facturation.

Et dernier point, bien évidemment, utiliser Dunforce. C’est un outil ultra simple, qui va centraliser toutes vos factures et s’occuper de l’ensemble du recouvrement. C’est-à-dire des relances, des encaissements, alerte vos équipes – finance ou vente en cas de retard trop important. C’est un peu le CRM de vos encaissements. Et c’est dire à quel point c’est crucial.

Parlons nous vite.

 

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