DAF: 3 raisons pour lesquelles l’automatisation ne vous remplacera pas

Automatisation

C’est un fait. Les robots ont beau fonctionner plus rapidement et de façons remarquables, le CFO a toujours un rôle majeur à jouer aujourd’hui.

 

En effet, comme précisé par le fondateur de BAI Bragonier & Associates Inc et comptable professionnel, Dwayne Bragonier, dans un article pour le Journal of Accountancy : “Il n’y a pas de formule magique à ça. Il y a un tas entier de paramètres qui sont, dans leurs seules et mêmes natures, des zones floues. Ils exigent qu’un professionnel les comprennent car ils ne peuvent être codés.”

 

Nous l’avons évoqué dans notre précédent article sur les différences entre l’IA et la RPA pour le DAF en 2018 et nous le précisons à nouveau aujourd’hui: vous devez vous approprier l’IA et la mettre à votre service, pas l’inverse!

 

En effet, l’Intelligence Artificielle va compléter, non pas remplacer, votre vision et vos réflexions pour la résolution de problèmes complexes. Il ne faut pas confondre enrichissement et remplacement ! Notre monde appelle ainsi à une harmonisation entre l’Intelligence Artificielle et l’Homme. Il est temps de mettre un terme à cette rivalité opposant ces deux derniers.

 

Décrite comme une des professions les plus menacées par l’automatisation, le DAF est inquiet quant à son futur. Aujourd’hui, nous vous donnons les 3 raisons pour lesquelles l’automatisation ne vous remplacera pas.

 

Comment l’automatisation influence la fonction de DAF?

 

Commençons par examiner l’automatisation. Dans un rapport de McKinsey, en se demandant si un travail était susceptible de se faire remplacer ou non, il a été montré que le facteur déterminant était, non pas la classification du poste, mais le type de fonctions impliquées. Le graphique ci-dessous présente la relation entre le type de tâches impliquées au sein d’un travail et la sensibilité du travail à l’automatisation.  

 

McKinsey&Company

 

Comme le graphique l’illustre, plus l’on consacre du temps à la prédiction et aux tâches répétitives (comme la chaîne de montage ou la saisie de données), plus un poste est susceptible d’être automatisé. De telles tâches sont facilement programmables et nécessitent peu de flexibilité. Cela explique sûrement pourquoi les emplois en usine subissent un déclin si rapide au sein même des fonctions les plus développées. Les politiciens dénoncent l’externalisation ou le travail d’immigrés comme principaux destructeurs d’emplois. La vérité est que l’automatisation tue plus d’emplois qu’autre chose.

 

Les missions du DAF ne s’automatiseront pas d’ici peu, et cela s’explique grâce à 3 raisons incontestables:

⇒ Les soft skills sont très durs à automatiser

⇒ L’humain préfère traiter avec l’humain

⇒ Il est difficile pour les machines (du moins à leur niveau actuel) de s’adapter au situations nouvelles et inattendues.

 

3 raisons pour lesquelles votre travail ne disparaîtra pas

 

  • Les soft skills sont difficiles à automatiser

 

Harvard Business Review a conduit une expérience en créant un outil appelé “iCEO” qui, comme son nom l’indique, est un système virtuel de gestion qui automatise le travail complexe en le divisant en petites tâches individuelles. iCEO se charge alors d’assigner ces micro-tâches aux employés en utilisant plusieurs plateformes logicielles comme par exemple oDesk, Uber, ainsi que les emails/SMS. Le système permet essentiellement à un utilisateur de diriger les chaînes de production virtuelles depuis son tableau de bord. Le logiciel décompose le projet en plusieurs tâches puis les distribue entre les différents acteurs de la chaîne de production.

 

À l’issue de cette expérience, la question était alors la suivante: “iCEO est-il capable de gérer un réel projet de bout-en-bout pour une entreprise?” 

 

Si Harvard Business Review y répond positivement, ce n’est pas exactement notre cas.

Pour leur analyse, ils ont programmé la plateforme digitale de management de façon à ce qu’elle dirige la préparation et rédaction d’un rapport détaillé de recherches de 124 pages. Ce dernier était rédigé à l’attention d’une des entreprises appartenant aux Fortune 500, les 500 premières entreprises américaines, classées selon l’importance de leur chiffre d’affaires. Big Deal, n’est-ce-pas?

Rendre un rapport d’une telle envergure prend habituellement plusieurs mois. iCEO a terminé ce projet en seulement quelques semaines. Le bilan est alors clair pour les chercheurs. Cet outil d’Intelligence Artificielle peut non seulement s’occuper des tâches lourdes et complexes mais aussi gérer des projets entièrement. Ainsi, il peut éliminer tous les cadres chargés de ces missions auparavant.

Mais, aussi impressionnant que cela peut paraitre, il y a en fait de réelles limites. Par exemple, cette mission – bien que compliquée et expansive – reste au final une simple tâche pouvant facilement être divisée en plusieurs petites étapes. Il serait difficile d’évaluer comment iCEO pourrait aborder de bien plus gros challenges. Surtout si ceux-là ne suivent pas de processus déjà établis.

 

Comment iCEO, ainsi que ses successeurs, feraient face aux vastes tâches diversifiées auxquelles le DAF à affaire (comme la direction assidue d’une entreprise par temps de récession)? Comment ce système piloté par l’Intelligence artificielle déciderait s’il faut acquérir ou non une startup “high-tech” en évolution, potentiellement rentable, mais possédant des défauts clés?

 

L’argument que nous vous dressons ici n’est pas que l’Intelligence Artificielle est incapable d’évoluer rapidement. Notre argument est le suivant: l’IA ne peut ni porter de jugements ni prendre des décisions pouvant affecter des milliers de vies humaines. Elle ne peut résoudre tous les problèmes du quotidien. Elle ne peut encore moins les décomposer en différents facteurs quantifiables. Le monde high-tech d’aujourd’hui a objectivement encore besoin de l’intuition et de la prise de décision humaine.

 

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  • Les humains préfèrent avoir affaire à des humains

 

En fin de compte, les décisions prises par les cadres supérieurs impacteront, non-seulement les employés et leurs familles, mais aussi beaucoup d’autres. Tous vivant dans notre économie qui ne cessent de devenir de plus en plus connectée et mondialisée. Les robots se voient confier de plus petites tâches mais les Hommes restent très méfiants à l’idée de confier à l’IA la prise de décisions importantes qui pourraient faire prospérer l’entreprise ou l’entraîner vers sa chute. Faire des choix déterminants concernant l’avenir de l’entreprise n’est effectivement pas donné à tout le monde.

 

De plus, ce n’est pas sans raison que HAL 9000, le meurtrier incarnant l’Intelligence Artificielle dans le film “2001, l’Odyssée de l’Espace”, garde une place si importante dans nos mémoires et au sein de la culture générale. On le décrit comme insensible, froid, et surtout dangereux. Son manque d’humanité réduit ses stratégies et actions à la simple et pure programmation plutôt qu’aux dilemmes moraux. Face à une décision difficile, HAL commet un crime atroce; celui qu’un commandant humain ayant un minimum d’éthique serait incapable d’exécuter.

 

Et c’est ce dont les figures clés de la technologie se plaignent aujourd’hui. Selon eux, des normes et des protocoles moraux devraient être intégrés lors de la création d’une IA hyper-intelligente. Faute de réussir à les inclure cela pourrait avoir de grave conséquences.

 

  • Les machines ne peuvent pas aussi bien s’adapter que vous

 

L’automatisation ne peut s’adapter à l’inattendu. Prenons un exemple de plus en plus populaire au sein des supermarchés et magasins discount: les caisses automatiques en libre service. Depuis Octobre 2016, Costco, Albertson’s, et le Texan Randalls ne disposent plus de caisses automatiques. Pourquoi? Afin de réduire le taux de vols.

Les caisses automatiques sont particulièrement susceptibles au vols. C’est tout simplement trop facile pour n’importe qui d’entrer le mauvais code et de s’en sortir en payant moins que le prix initial. À l’inverse, cela ne serait même pas envisageable avec un caissier humain. Alors si l’on peut tromper une caisse automatique si facilement, qu’est ce que cela signifie pour une machine plus complexe?

 

Réfléchissons aux implications de cette logique appliquée à l’expérience de Harvard Business Review avec “iCEO”. Il y a sûrement dû avoir des accrocs ou ralentissements comme dans tous projets. Malgré tout, les chercheurs n’ont jamais mentionné aucun développements soudains ni imprévus. Pourtant, quiconque ayant déjà travaillé sur un projet peut vous dire que les imprévus sont communs: certains clients appellent pour vous faire part de leurs demandes particulières; les marchés boursiers subissent de nombreuses fluctuations et alternent entre essor et déclin; etc. Le logiciel iCEO était libre de fonctionner sans aucune interférence extérieure. Malheureusement, les vraies compagnies, elles, n’existent pas en vase clos. Elles ne sont pas coupées des événements ni influences extérieures.

 

Tout comme nous soumettons les voitures à des essais sur terrain, les logiciels et programmes d’Intelligence Artificielle se doivent eux aussi de faire l’objet de “tests de résistance” dans des conditions réelles. En se basant sur le cas des caisses automatiques, ce test révèle l’inflexibilité comme étant un défaut critique du système.

 

Quelle est la prochaine étape?

 

À ce jour, il est clair que les systèmes d’automatisation ne vous remplaceront pas dans un avenir proche. Ils ne vous remplaceront probablement jamais.

L’automatisation peut être utilisée de manière responsable et équilibrée si elle est introduite progressivement et stratégiquement. Cependant, une chose est sûre: il y aura toujours des problèmes inattendus nécessitant l’esprit d’un Homme pour les traiter et les résoudre.

Il est donc absurde de s’angoisser lorsqu’on parle d’automatisation!  Respirez, vous êtes sauvé!

 

Pourquoi ne pas commencer par l’automatisation de vos relances clients?

 

Êtes-vous rassurés? Tant mieux! Alors pourquoi ne pas vous approprier les solutions digitales à votre disposition à présent?

Pour cela nous avons l’outil qu’il vous faut ! Dunforce fait partie de ces logiciels qui, intégrés dans une logique d’automatisation, simplifient votre quotidien par la dématérialisation.

En effet, en nous envoyant vos factures électroniques, Dunforce les intègre directement dans sa plateforme. Celle-ci s’adaptera et relancera de manière automatique et intelligente vos clients grâce à l’Intelligence Artificielle! Elle facilitera ainsi le règlement de vos créances en temps et en heure. Fini l’envoi de vos relances par courrier, les risques d’erreurs et les retards de paiement ! Le logiciel informatise tout pour vous permettre de ne vous concentrer que sur les tâches à plus grande valeur ajoutée.

 

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