Comment être sûr de se faire payer en retard par ses clients ?

Retard de paiement

Chaque année, les retards de paiement entrainent un manque à gagner de 15 Milliards € dans les caisses des PME françaises. Altares va plus loin et estime qu’1 dépôt de bilan sur 4 est la conséquence de retards de paiement trop importants. Vous souhaitez vous aussi prendre part à ce vaste mouvement et vous faire payer en retard par vos clients ? Voici quelques conseils indispensables.

 

  • Être une petite structure

Parmi les entreprises qui font appel au médiateur des entreprises : 88% d’entre elles sont des TPE ou des PME.

Les petites structures souffrent de « La loi du plus fort ». Celles-ci disposent d’un pouvoir de négociation assez faible et dans un contexte de conjoncture économique délicate, elles servent bien souvent de « valeurs d’ajustement pour leur client ». Elles n’osent pas relancer leurs clients par peur de perdre celui-ci, ce qui pourrait avoir des conséquences fatales sur leur activité. Elles préfèrent attendre et se faire payer en retard.

 

  • Ne pas avoir de processus de facturation efficace

L’absence d’équipe ou d’outils dédiés au suivi et au pilotage du cycle de facturation conduit à une dégradation du délai de paiement clients. Pour être efficace, ce suivi doit être rigoureux et adapté à chaque typologie de clients. L’envoi de factures au format papier est également un bon moyen pour se faire payer moins vite. Les clients auront tendance à essayer d’abuser de votre laxisme en inventant des litiges imaginaires (facture incomplète, mauvaise adresse …) ou en retardant l’émission du bon de commande. Ce qui retardera à son tour la facturation et la date à laquelle vous serez régler.

 

  • Sous-traiter pour un grand groupe, industriel de préférence

Les grands groupes ont tendance à abuser de leur fort pouvoir de négociation et de la facilité avec laquelle ils pourraient retrouver un nouveau fournisseur. Surtout dans un environnement concurrentiel. Pour Altares, « la ponctualité des règlements est inversement proportionnelle à la taille de l’entreprise ». Plus une entreprise est grande, moins elle paie à l’heure. Seules 8,5% des entreprises de plus de 250 salariés règlent leurs factures à temps.

La facturation dans le secteur industriel peut être particulièrement délicate : il n’est pas rare de voir intervenir plusieurs niveaux de sous-traitants dans un même contrat, rendant la lisibilité de celui-ci compliqué. Or pour un cycle de production long, qui peut se compter en plusieurs mois, la visibilité et l’anticipation de trésorerie sont des éléments cruciaux.

 

  • Bonus : travailler avec un organisme public

L’Etat est censé montré l’exemple. Mais dans les faits, c’est loin d’être les cas. Selon le cabinet Teresa Monroe, 60% des entreprises estiment être payés en retard par leurs clients publics. Et la palme du mauvais élève revient aux services hospitaliers pour qui 77% des fournisseurs estiment être payés en retard.

Plusieurs mesures ont été prises par le législateur pour contrer ce fléau. Depuis le 1er janvier 2017, les acteurs publics ont vu leurs délais de règlement légal passer de 30 à 20 jours. De plus, ils sont désormais dans l’obligation d’accepter les factures au format électronique.

 

Vous l’aurez compris, les retards de paiement sont un véritable fléau pour votre entreprise. Les points de marge sont le souffle d’une entreprise et chaque jour de retard de paiement correspond à du Chiffre d’Affaire bloqué en dehors de votre entreprise. C’est pour ces raisons qu’une gestion rigoureuse, automatisée et intelligente de votre cycle de facturation est indispensable.




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valentin@dunforce.io

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